Jeux de société

Les jeux de société permettent d’intensifier les apprentissages des enfants de façon ludique.

LA SCOPA

La scopa est un jeu de cartes qui se joue idéalement à 3-4 joueurs avec un jeu de 52 cartes duquel on a préalablement retiré les jokers, les 8, 9 et 10.

Les valets ont la valeur d’un 8, les dames d’un 9, le roi d’un 10 et l’as d’un 1.

Chaque joueur reçoit 3 cartes et 4 cartes sont posées sur la table – leur valeur étant visible – le reste des cartes est mis sur le côté pour lasuite.

Scopa: Petite fille qui joue aux cartesA tour de rôle, chaque joueur peut récupérer les cartes du milieu, le but du jeu étant d’obtenir le plus de points.

Un point est attribué à celui qui a récolté :

  • le plus de cartes,
  • le plus de cartes de carreau,
  •  le plus de 7,
  • le 7 de carreau,
  • un point par scopa.

Pour récolter des cartes sur la table, il faut avoir une carte de même valeur dans son jeu.

Exemple : si on a un 7 dans son jeu, on peut prendre un 7 sur la table ou plusieurs cartes dont la valeur totalise 7 (un 3 et un 4 ; un 2 et un 5 ; deux 2 et un 3…). Il faut obligatoirement prendre la carte qui correspond à la sienne si elle est présente sur la table (dans l’exemple, prendre le 7, s’il y en a un au lieu d’une combinaison de cartes). Une scopa, c’est lorsque l’on parvient à ramasser toutes les cartes sur la table.

Quand le joueur ne peut rien prendre, il pose une carte sur la table. 3 cartes sont alors redistribuées aux joueurs chaque fois qu’ils n’en ont plus et cela, jusqu’à la fin du paquet.

La scopa entraine notamment le calcul mental, la mémoire, la concentration et stimule le sens de la stratégie.

TIMES UP

Times up est un jeu sympathique qui se joue à partir d’un minimum de quatre personnes. Un de ses attraits dans le cadre des troubles de l’apprentissage, c’est qu’il permet d’utiliser différentes façon de communiquer.

Le but du jeu est de faire deviner un maximum de mots présentés sur des cartes en trois tours en un temps déterminé : on change d’équipe chaque fois que le sablier est vide.

1er tour : le joueur lit le mot sur une carte et parle librement à son partenaire mais en n’employant pas des termes de la même famille que le mot à deviner. Exemple : « C’est comme un ballon, cela vole dans l’air, il faut du feu pour le faire voler » pour une montgolfière .

Lorsque 40 mots ont été devinés par les différentes équipes, on passe à la 2ème manche.

2ème tour : on reprend les 40 cartes, on les mélange et on ne peut plus prononcer qu’un seul mot pour faire deviner celui qui est noté sur la carte. Exemple : « ballon » pour la montgolfière car le joueur va tenter de se souvenir de mots clés énoncés au cours de la 1ère manche.

3ème tour : le joueur ne peut plus prononcer de mot, seuls les mimes, les fredonnements et les onomatopées sont acceptés. Exemple : toujours dans le cas de la montgolfière, le joueur peut notamment mimer la forme d’un grand ballon ou faire un bruit imitant le départ de la montgolfière

Ce jeu entraine notamment la mémoire lexicale, la réflexion, l’esprit de synthèse et la concentration. Elle permet aux enfants connaissant des troubles de langage d’améliorer leur niveau et de montrer leurs compétences au cours du 3ème tour (mimes, onomatopées…)

JEUX D’ECHECS

Des études conduites dans différents pays (notamment aux Etats-Unis et en Chine) démontrent les bienfaits du jeu d’échecs sur les facultés intellectuelles.

Jeux d'échecsIl est désormais établi que la pratique régulière de ce jeu entraine des améliorations du niveau des joueurs dans plusieurs domaines et cela, indépendamment du fait qu’ils excellent ou non dans cette discipline. Les progrès des élèves qui jouent aux échecs sont tels qu’actuellement plus de trente pays incluent l’enseignement de ce jeu au programme de leurs écoles.

Ainsi, des améliorations conséquentes ont été observées en aptitudes numériques et verbales. Les enfants jouant régulièrement aux échecs améliorent leur niveau scolaire.

Le jeu d’échecs, activité à la fois ludique et intellectuelle qui permet de développer des compétences diverses chez l’enfant notamment:

  •  Il encourage le développement des capacités intellectuelles telles que la mémoire, le raisonnement logique, la capacité d’abstraction, l’analyse de problème et la mise en œuvre de stratégies de résolution;
  • Il contribue à la construction de la personnalité en développant l’attention, l’imagination, l’anticipation, le jugement et la confiance en soi;
  • Il est enfin une école de maîtrise de soi qui favorise l’apprentissage des règles et le respect d’autrui, et à ce titre participe de l’apprentissage de la citoyenneté.

L’expérience montre aussi que la pratique des échecs peut constituer pour des élèves en difficulté une occasion privilégiée de se remotiver et de se remettre sur la voie de la réussite scolaire.

Citation de Gilles De Robien, ancien ministre français de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche ayant signé une convention avec la Fédération française des échecs pour mettre le jeu d’échecs au centre de l’éducation.