Traitements

Il n’existe pas de recette miraculeuse pour traiter un trouble d’apprentissage. Par contre, il existe différents traitements qui permettent d’améliorer les compétences de chaque enfant. L’essentiel tient surtout dans la façon d’adapter ses enseignements (dans son sens large, pas seulement dans leur dimension scolaire) en fonction de ses troubles.

Avant d’entamer un traitement, il est indispensable de consulter un praticien spécialisé afin d’étudier les difficultés de l’enfant et d’identifier les problèmes à régler en priorité.

Consultations médicales

Traitements - troubles d'apprentissageLes consultations médicales devenant de plus en plus courtes, il arrive que l’on reparte du cabinet avec ses questions parce qu’elles ne sont pas revenues en tête au bon moment. Voici donc quelques conseils pour optimiser vos rendez-vous :

  • Rédiger l’historique (anamnèse) du parcours de l’enfant qui vous a conduit à consulter (l’âge des apprentissages, les signes qui vous inquiètent, etc.) et l’envoyer au médecin avant la consultation. Il y a peu de chances qu’il ait le temps de le lire avant de voir l’enfant, mais cela vous aura déjà permis de mettre vos préoccupations au clair. Prenez une copie de votre document avec vous lors de la consultation pour éviter d’oublier d’aborder certains points.
  • Téléphoner ou envoyer un e-mail au cabinet pour demander s’il est indispensable que l’enfant soit présent pour la première visite. Bien insister, car dans le doute, on va probablement vous répondre par l’affirmative alors que la consultation va certainement être consacrée à refaire son anamnèse. Or, pour cela, l’enfant n’a pas besoin d’être là ; lui rappeler à longueur de temps tout ce qu’il n’arrive pas à faire comme les autres, ce n’est pas ce que l’on fait de mieux pour préserver son estime de soi. En plus, pour être présent à ces consultations, il est probable qu’il doive manquer l’école. Faire la même requête pour les consultations de restitutions de résultats d’examens.
  • Demander systématiquement à recevoir une copie de tous les rapports, bilans sanguins et autres examens. Vous êtes la mémoire médicale de votre enfant et c’est donc votre droit et votre devoir d’avoir toutes les informations possibles en votre possession.
  • Ne pas hésiter à prendre des notes pour vous souvenir par la suite des points les plus importants et à poser des questions si vous n’avez pas toutes les informations nécessaires/n’avez pas compris les explications données.
  • Demander en fin de consultation la suite prévue : un autre rendez-vous, une consultation avec un autre médecin ou avec un thérapeute, un examen particulier, un traitement, etc. Si rien n’est proposé, suggérer au praticien de rédiger un rapport final avec ses conclusions s’il le ne fait pas d’office.

Consultations thérapeutiques

Avant la consultation

  • Se renseigner auprès du thérapeute et de l’assurance médicale pour connaitre les modalités de prise en charge financière.
  • Envoyer au thérapeute l’historique (anamnèse) du parcours de l’enfant : l’âge des apprentissages, les particularités comportementales et physiologiques, les signes qui vous inquiètent qui sont en lien avec le thérapeute consulté (les problèmes du langage pour une consultation en orthophonie/logopédie, ceux de motricité pour un ergothérapeute ou un psychomotricien, etc.).
  • Téléphoner ou envoyer un e-mail au cabinet pour demander s’il est indispensable que l’enfant soit présent pour la première visite. Bien insister car dans le doute, on va vous répondre par l’affirmative alors que la consultation va certainement être consacrée à refaire son anamnèse. Or, pour cela, l’enfant n’a pas besoin d’être là ; lui rappeler à longueur de temps tout ce qu’il n’arrive pas à faire comme les autres, ce n’est pas ce que l’on fait de mieux pour préserver son estime de soi. En plus, pour être présent à ces consultations, il est probable qu’il doive manquer l’école. Faire la même requête pour les consultations de restitutions de résultats.

Pendant et après la consultation

  • Discuter des objectifs à court, moyen et long termes et les évaluer régulièrement. Chaque enfant a besoin d’un programme particulier selon ses forces et ses faiblesses et il faut pouvoir établir si l’approche choisie donne des résultats ou non.
  • Créer un réseau d’intervenants. Le thérapeute sera intéressé d’échanger des informations – avec votre autorisation – avec les personnes qui suivent régulièrement ou ponctuellement votre enfant (enseignant, autre spécialiste, médecin, etc.) et demander de recevoir un compte-rendu des entretiens qui sont fait en votre absence.
  • Demander quelles mesures pourraient vous aider ainsi que votre enfant. Les thérapeutes sont au courant des mesures usuelles que l’on peut espérer pour chaque cas : aménagements scolaires (ordinateur à l’école, mesures « dys  »), moyens auxiliaires, etc.