Signes d’alerte pour l’autisme

Signes d'autisme

 

  • Déficit d’attention conjointe: ne fait pas participer les autres à ses constatations, comme le font d’habitude les enfants. Par exemple, s’il regarde un jouet, cela ne lui viendra pas à l’esprit d’intégrer sa mère à ses observations en disant : maman, regarde mon dinosaure.
  • Attachement aux routines : est réfractaire aux changements parce qu’ils provoquent chez lui une importante anxiété. Ce désir d’immuabilité peut être très contraignant pour son entourage. Il peut exiger que les mêmes objets restent aux mêmes places ou faire des crises si un détail d’une des routines auxquelles il tient, est modifié.
  • Jeux à tendance obsessionnelle : façon mécanique de jouer, en alignant sans fin des objets ou en les classant par couleur. Peut être fasciné par les objets en rotation (un ventilateur, une hélice d’hélicoptère, les aiguilles d’une horloge, etc.).
  • Stéréotypes gestuels : tendance à accomplir inlassablement des gestes identiques (battements de mains, de bras, sautillements, allumage et extinction répétitifs de la lumière, balancements, etc.). Certains autistes se sécurisent dans des situations stressantes pour eux par une stéréotypie (un enchaînement de mouvements qui leur est propre ou une curieuse habitude comme le flairage : l’enfant semblant chercher à identifier son environnement par l’odorat).
  • Intérêts restreints : s’intéresse à peu de domaines ou de jouets différents. Fait peu recours aux jeux symboliques.
  • Hypersensibilité : perception sensitive aux stimuli tactiles et auditifs plus forte que la moyenne des gens, à tel point que ceux-ci le rendent souvent irritable.
  • Insensibilité à la douleur : ne ressent pas autant la douleur que les autres. Il peut donc régulièrement se mettre en danger et cela d’autant plus qu’il ne retiendra pas ses mauvaises expériences d’une fois à l’autre (s’il se brûle avec une casserole, il pourra se rebrûler dans les mêmes circonstances parce qu’il n’aura pas gardé en mémoire l’épisode précédent).
  • Tendance à l’isolement : peut sembler ne pas entendre, « être dans son monde ». Ne ressentant pas les stimulations extérieures de la même manière que les autres, il a besoin de s’isoler lorsqu’elles sont trop importantes.
  • Faibles contacts avec autrui : grandes difficultés à regarder quelqu’un dans les yeux. Etablit peu, voire pas, de contact avec les autres (visuels, oraux, physiques). Les codes sociaux tels que les sourires ou les regards sont peu significatifs pour lui.
  • Conversations «solitaires» : tendance à parler tout seul ou à ne pas écouter ses interlocuteurs.
  • Concentration inadéquate : ne porte pas une attention suffisante aux choses importantes de son environnement, ce qui nuit à ses apprentissages et l’empêche de résoudre certains problèmes de la vie courante.
  • Manque d’empathie : incapacité d’empathie, ne peut pas se mettre à la place des autres. Ne parvient pas à imiter quelqu’un ce qui le handicape beaucoup dans ses apprentissages puisque c’est souvent « en reproduisant » qu’un enfant apprend.
  • Anomalies de langage : donne souvent des réponses stéréotypées qui peuvent étonner, ou même, répéter ce qu’il vient de dire (écholalie). Parle souvent de lui à la troisième personne : il au lieu de je.
  • Notion d’abstraction faible, voire inexistante : prend littéralement les choses ou les expressions.
  • Intérêt plus marqué pour les objets inanimés : est plus facilement attiré par un objet que par une personne mobile.
  • Défaillance en reconnaissance faciale : un bébé autiste ne reconnaît souvent pas la photo représentant le visage de sa mère, alors qu’il peut distinguer parmi plusieurs images de jouets connus et inconnus, ceux qui lui sont familiers.
  • Aptitudes particulières : près de 10% des autistes auraient des capacités nettement plus élevées que la moyenne des gens. Les autistes ont, par exemple, plus fréquemment « l’oreille absolue» que le reste de la population. L’oreille absolue est la faculté pour quelqu’un de pouvoir identifier une note musicale en l’absence de référence. C’est un phénomène complexe qui nécessite à la fois une mémoire de la valeur de chaque fréquence et une aptitude à discriminer les différences de fréquence les plus fines. Daniel Tammet, un autiste Asperger anglais a, quant à lui, notamment développé son don des langues (il en parle 12 couramment dont l’islandais appris en une semaine) et a exploité son attrait pour les chiffres (il peut notamment réciter par coeur plus de 22’000 décimales de Pi).
  • Automutilation : peut s’infliger volontairement des blessures d’intensité variable.
  • Phobies alimentaires : peut passer par des phases où il ne voudra manger qu’un ou quelques aliments spécifiques et exige souvent certains rituels pour les accepter.